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Peindre les arbres


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Constable
 

Comment faire ?

 


     Aussi charmants que sont les magnifiques dessins de nos enfants, un arbre ne se réduit pas à un tronc  d'ou surgissent des branches couronnées de feuilles d'un joli vert.

     Pour nous, qui essayons de représenter la nature sur nos toiles, il faut toujours se rappeler que tout  objet peu être réduit à quelques formes géométriques élémentaires. Nous devons nous concentrer sur une représentation schématique des caractéristiques  de l'arbre à représenter .

     Possède t 'il des formes arrondies comme les chênes et les saules, coniques comme le sapin,cylindriques comme les cyprès ou cylindriques comme les ormes et les cèdres ?

     Encore une fois il ne faut surtout pas s'attacher aux détails : saisir les grandes taches de couleurs en respectant bien d'ou vient la lumière et en se souvenant que le feuillage d'un arbre est constitué de différents plans qui modèlent la forme générale de la frondaison.

     Si l'arbre se découpe sur  le ciel ou sur un fond clair , je préfère ne pas le peindre l'arrière plan (le ciel) en premier et utiliser une imprimature qui convient à l'ambiance de la toile. Je trouve qu'il est plus graphique de peindre l'arrière plan autour d'un objet plutôt que de peindre l'objet sur l'arrière plan. J'applique aussi cette technique si le fond est foncé.

     Dans un premier temps, commencer à ébaucher  la forme globale de l'arbre et de son ombre  avec des tons foncés (1 pour le tronc et 1 pour le feuillage) . Cette phase permet de situer les zones d'ombres et de lumières.

     Garder la partie la plus lumineuse en réserve pour plus tard.

     Ensuite je cerne la forme du sujet pour créer la zone de l'arrière plan. J'utilise un pinceau large en soie de porc , je ne suis jamais, ou très rarement, la forme de l'objet, je travaille avec le pinceau perpendiculaire à l'objet que je précise.

     En fin,  lors de la dernière phase, je peints les zones les plus éclairées en ne lésinant pas sur la pâte , en utilisant encore un pinceau en poil de porc et des touches bien marquées qui vont laisser leurs marques dans la peinture et donner plus de vie.


     Pendant tout le processus il est conseiller de peindre dans 'le sens' du feuillage, en suivant, zone par zone, la direction globale du feuillage.

     Notre chère perspective aérienne étant toujours présente, ne pas oublier d'en tenir compte en choisissant les couleurs pour les frondaisons éloignées : celles ci seront de moins en moins fortes, un peu plus bleutées et blanches à mesure qu'elles s'éloignent de nous.

     Un dernier point qu'il est important de préciser : les arbres ne sont pas des objets plats en deux dimensions : ne pas oublier de peindre des branches en raccourci, correspondant à celles qui viennent vers nous.

     Observons les toiles de certains peintres contemporains ou plus anciens, connus ou moins réputés, mais qui , tous, nous apprennent leurs manières de traiter ce sujet.

     Nous essayerons, pour chacune de ces toiles, d'analyser ce que nous pouvons en retirer pour nous faire progresser
 

Cliquer sur les photos ci dessous pour une version haute résolution
 



Pickesley

Sisley


     Lorsqu'un arbre est dépourvu de ses feuilles, il nous dévoile la structure de son squelette qui peu être très complexe à représenter.

     Une étude attentive des différentes postures des branches, de leurs directions et de leurs couleurs devra être très détaillée pour que la représentation de celles ci soient convaincante.

     Dans la mesure du possible, commencer du bas vers le haut : dans le ,sens de croissance de l'arbre.

      Il me semble plus difficile de peindre un arbre dépouillé qu'un arbre couvert de feuilles.
 

     Dans la reproduction du bas, Sisley a peut être utilisé un mélange d' huile d'œillette avec ses couleurs., puis utilisé un fin pinceau en mangouste pour 'dessiner' les fines branches  en  partant du bas.

     Cette ruse permet de peindre des graphismes  très légèrement sans mélanger les nouvelles couleurs avec les couches du dessous qui ne sont pas encore sèches.
 

     En revanche, les buissons sont très proches de la représentation des arbres, bien évidemment sans leurs troncs.



Sovek



Sisley


     Dans cette toile , Sisley nous fait parfaitement passer le message de feuillages d'automne et d'arbres dépouillés. Il semble utiliser un ocre et des jaunes tels que les jaunes de cadmium.

      Pour obtenir l'effet du ciel qui apparaît délicatement  à travers du feuillage, il a probablement utilisé une technique consistant à peindre le ciel, puis les feuillages , puis rajouter quelques touches de ciel au dessus des feuilles et enfin, finir en peignant des feuilles au dessus du tout.

      Ceci permet d'obtenir une grande légèreté et évite d'obtenir des arbres se découpant trop nettement  sur le ciel.

     Cette technique est bien évidemment utilisable sur des arbres couverts de feuilles, pour faire apparaître un coin de ciel
 

     Comme nous le prouve Derain, il n'est pas nécessaire d'utiliser des couleurs classiques pour représenter des végétaux. Il "suffit" d'oser.

     En observant la reproduction du haut, il à fait passer la notion de perspective en utilisant la  taille : plus les arbres sont loins, plus ils sont petits et par la perspective aérienne : plus nous avançons vers l'horizon, moins les couleurs sont saturées.

     Seul le choix des couleurs est anticonformiste pour l'époque.

     Dans la toile du bas, le relief est rendu par l'utilisation des couleurs chaudes (devant) et froides (derrière).

     Remarquons aussi l'utilisation des complémentaires rouge/vert  et orange/bleu .

 





Derain

Cezanne

     Dans cette toile de Cézanne, la représentation de certains arbres semblent avoir été réalisé d' un seul coup de brosse légèrement plus chargée en peinture d'un coté que de l'autre.

     L'apparente simplicité !!!!

 

     Quelque siècles séparent ces deux toiles, il serait presque possible d'en douter !!!.


 
Raphaèl                           Schielle


Jouenne

     Le peintre contemporain Jouenne semble  utiliser de grosses quantités de peintures appliquées au couteau, puis les branches sont rapidement esquissées en grattant la pâte encore fraîche avec un couteau ou le manche d'un pinceau.

     Plus tard un glacis offrira une profondeur et une magnifique transparente.
 

Pourquoi pas des troncs bleus ??

Sovek

Les pas à pas

 


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EN COURS


 


L'ORME

 



 




 



 


LE CHÊNE
 



 





 



 


LE SAULE PLEUREUR
 



 



 



 



 


LE SAPIN
 



 



 



 



 



 


LE CEDRE
 



 



 



 



 

 

 

 

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