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En
appuyant sur les considérations de son professeur Hoelzel, Itten
(théoricien et pédagogue à l'école du Bauhaus)
parle des
sept contrastes des
couleurs,
qui représentent les modes de fonctionnement caractéristiques
des
couleurs.
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contraste de la couleur en soi
-
contraste clair / foncé
-
contraste chaud / froid
-
contraste complémentaire
-
contraste simultané
-
contraste de qualité
-
contraste de quantité
En
réalité, ces contrastes ne relèvent pas de la Théorie
des
Couleurs,
ce sont des
éléments de créativité. Mais, étant donné que, souvent, ils sont
entendus comme étant de la Théorie
des
Couleurs,
voici une comparaison entre les contrastes
des
couleurs
d´Itten et les
caractéristiques esthétiques de
différentiation de Küppers :
Contraste de couleur en soi :
présence de toutes les
couleurs
du
cercle chromatique.
Effet psychologique de vivacité et de
vigueur énergique.
L'opposition entre
des
couleurs
saturées nettement différentes.
La force d'expression diminue au fur et à
mesure que les couleurs employées s'éloignent des primaires.
Ainsi, l'accord de l'orange, du vert et du violet est moins
marqué. L'accord des tertiaires est le plus faible.
Ce contraste est au plus fort
lorsqu'il oppose trois
couleurs
primaires.
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Contraste chaud/froid :
opposition de
couleurs
orangées et de
couleurs
bleutées qui suggèrent la sensation du chaud et du froid, entre une couleur chaude et une couleur froide.
Ce
contraste a pour effet de faire paraître les teintes chaudes
plus chaudes lorsqu'elles sont placées près de teintes froides
et vice-versa.
Le rouge-orange
est la couleur la plus chaude, le bleu-vert ou turquoise est la plus
froide.Dans le paysage, les objets lointains paraissent plus froids.
Pour rapprocher un premier plan, on utilise des couleurs
chaudes.
Le contraste chaud-froid est le plus
éclatant et pour lui donner plus de force, on doit faire en
sorte que les couleurs correspondantes soient avoisinantes.
Ce contraste aide à équilibrer un schème de
couleurs.
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Contraste
des
complémentaires :
opposition d'un couple de complémentaires
(couleurs
opposées sur le
cercle
chromatique).
L'utilisation de ce contraste contribue de façon
fondamentale et naturelle à l'équilibre d'une composition
chromatique.
Les couleurs complémentaires
s'intensifient réciproquement pour parvenir à l'effet de couleur
et de lumière à son maximum mais leur mélange les détruit et
produit des gris colorés.
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| Contraste clair-obscur :
opposition entre le blanc et le noir incluant les valeurs
intermédiaires,entre une couleur pâle et une couleur foncée, une
couleur claire et une couleur sombre.
Dans une palette
monochromatique, appelée aussi camaïeu, l'utilisation de ce
contraste donne de la profondeur à l'ensemble.
Par contre, dans
une palette composée de différentes
couleurs,
l'absence de ce contraste, ou l'utilisation de teintes de clarté
équivalente, aide à apparenter entre elles
des
teintes différentes.
Pour l'artiste, il est important de connaître les différentes
valeurs des couleurs pures et de les comparer à douze tons de la
gamme des gris qui s'échelonnent du blanc au noir.
Le jaune est la
couleur la plus claire et le violet est la couleur la plus obscure,
l'orange correspond au sixième ton. La photographie en noir et blanc
transcrit la diversité des tons contenus dans les couleurs. Si tous
les tons sont d'égale intensité leur traduction en valeurs donnera
une photo en gris uniforme.
Pour produire
des
effets émotifs intenses :
climats dramatiques, oniriques, intimistes, mystérieux
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Contraste de qualité (contraste de saturation) :
Opposition de
couleurs
pures, les
couleurs
rompues et les gris., entre une couleur saturée et une couleur
insaturée, ou une couleur lumineuse et une couleur atténuée (à
laquelle on a ajouté du gris ou de sa couleur complémentaire).
La pureté ou la qualité d'une couleur (sa saturation) peut
être altérée par le blanc, le gris ou le noir.
Ce contraste crée un effet de vibration optique
des
couleurs
pures qui paraissent plus intenses
quand elles sont opposées à
des
couleurs
rompues
(remarquez le bleu, le rouge et le vert en diagonale au centre).
Ce contraste
existe seulement si les
couleurs
insaturées prédominent largement.
Pour obtenir un contraste de qualité, on
place une couleur pure à côté de couleurs ternies, c'est-à-dire
rabattues avec sa complémentaire; c'est l'effet lumineux-terne |
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Contraste de quantité :
le fait de tenir compte de la
proportion en surface
des
couleurs
selon leur luminosité. Par exemple, pour avoir un équilibre, le
jaune (plus clair) occupe une surface moindre que le violet
(plus foncé).
L'opposition entre peu et beaucoup, petit et grand. La surface
consacrée à chaque couleur influence leur impact dans une
composition.
Pour créer une composition équilibrée, il ne suffit
pas de consacrer
des
surfaces égales à chaque couleur, il faut également tenir compte
de la clarté et de la saturation de chacune
des
teintes.
Plus une teinte est claire, plus son impact est
puissant et moins on devrait lui consacrer d'espace. Plus une
couleur est saturée ou lumineuse, plus son effet est puissant.
-
Le jaune est 3 fois plus lumineux que le
violet; il prend donc une surface 3 fois moindre pour un
rapport équilibré.
-
L'orangé est 2 fois plus lumineux que le
bleu, il prend donc une surface 2 fois moindre.
-
Le rouge et le vert sont de luminosité
égale.
Pour faire un tableau équilibré, nous
pouvons nous poser la question suivante : quel est le rapport
quantitatif entre les couleurs que nous devons utiliser?
Goethe a inventé des rapports numériques
entre les couleurs basées sur les longueurs d'onde des rayons
visibles de la lumière. Les peintures émettent certaines ondes
lumineuses correspondant à leur composition moléculaire.
Ces ondes donnent les couleurs du rouge au
violet. Les valeurs de lumière établies par Goethe sont :
jaune;9 : orange;8 : rouge;6 : vert;6 : bleu;4 : violet;3. On
transforme alors ces valeurs de lumière en tache de couleurs
pour en faire un tableau harmonieux.
Ainsi, comme le jaune est trois fois plus
lumineux que le violet, il doit occuper une surface trois fois
plus petite que sa complémentaire. L'orange l'est deux fois
moins que le bleu et le vert et le rouge ont des valeurs d'égale
luminosité.
Luminosité et surface sont étroitement
liées. On peut établir toutes les relations possibles entre les
couleurs selon l'effet que l'on veut obtenir
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Contraste simultané :
La vision d'une couleur crée une
tension qui fatigue l'œil. L'œil est apaisé lorsqu'il voit la
complémentaire. Si la complémentaire est absente, il la produit
simultanément dans la teinte voisine.
L'opposition entre deux
couleurs
qui ne sont pas exactement complémentaires. Dans ce cas, les
couleurs
semblent se repousser et vibrer car l'oeil cherche à les
rapprocher de leur complémentaire exacte.
Lorsque, par exemple, nous voyons un carré
rouge, l'oeil complète par du vert (jaune et bleu) et crée ainsi
une compensation. La couleur complémentaire engendrée
simultanément dans l'oeil est une impression colorée et n'existe
pas réellement (phénomène physiologique).
L'emploi de ce
contraste rend les compositions chromatiques plus vivantes et
plus intéressantes.
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