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Pour bien cadrer le sujet, utiliser des viseurs noirs que
vous ajusterez aux proportions du sujet. Il peut être utile
d'avoir un viseur avec des graduations correspondant aux
moitiés et aux tiers du sujet, ceci facilitera le report
sur la toile dans de justes proportions.

Personnellement, je me suis fabriqué les deux
types de viseurs avec du carton rigide épais que j'ai peint en
noir.
Pour le premier modèle j'ai découpé le carton en forme de 'L' et
j'ajuste la taille en utilisant des pinces à papier (voir photo
de gauche).
Pour le second modèle, j'ai évidé le carton
et ai fixé une feuille de plastique transparente ,utilisée pour
les rétroprojecteurs ,sur laquelle j'ai tracé les axes médians
en rouge et ceux correspondants aux tiers en noir , le tout à
l'aide de feutres indélébiles.
Ce second modèle présente l'avantage de
pouvoir respecter une composition conforme au nombre d'or. Il
présente l'inconvénient d'être adapté à un seul format de toile,
c'est pour cela que j'ai fabriqué trois modèles : un pour les
formats (F)igure, un pour le format (P)aysage et un pour le
format (M)arine qui respectent a peu prés tous le même rapport
largeur/hauteur.
Pendant la première phase, j'ai
principalement utilisé un pinceau en soie de porc plat n° 9 (18
mm de large) et très occasionnellement un n° 6 (6 mm de
large) usé bombé. Je nettoyais ces pinceaux avec du White
et un chiffon à chaque changement de couleur. La taille de la
toile est de 19 x 27 cm ( un 'petit' format A4).
Ma palette comportait les couleurs suivantes (je ne me suis pas
servi de toutes) :
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Rouge de Venise
-
Rouge de Cadmium
-
Rouge primaire
-
Bleu primaire
-
Bleu outremer
-
Vert émeraude
-
Oxyde vert de chrome
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Ocre jaune
-
Jaune de Naples
-
Jaune citron
-
Blanc
-
Brun Van Dick
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Trace des points correspondants aux moitiés et aux tiers
sur le support enduit d'une
imprimatura
rouge Vénitien dilué au White spirite.
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Report rapide des grandes formes avec un pinceau poil de porc
n°6 avec un jus de brun Van Dick ( 5 minutes). |
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Mise en place des foncés les plus foncés avec des couleurs très
diluées, aucun problèmes si la couleur coule, je pense même que
c'est un avantage puisque cela 'lie' la toile ( 10
minutes).
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Mise en place des clairs les plus clairs avec des couleurs très
diluées. le but de cette étape et de la précédente est de mettre
en place les valeurs extrêmes de la composition. CE NE
SONT PAS DES PHASES DE DESSIN ( 10 minutes).
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Mise en place des tons intermédiaires avec des couleurs très
diluées ( 20 minutes).
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"Remplissage" de la surface de la toile pour qu'il ne reste plus
ou très peu de traces de l'imprimatura ( 20
minutes) . Fin de la première phase pour le séchage qui devrait
être suffisant au bout d'une nuit puisque nous avons utilisé des
couleurs très diluées.
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Palette au début et à la fin de la première
phase

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Seconde séance
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C'est reparti, après le passage, avec un spalter, d'un medium à
peindre :
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10 doses de White spirite
ou d'essence de thérébentine
-
2 doses
d'huile de lin cuite (plus siccative)
-
1 dose de
siccatif Flamand
pour respecter le principe de gras sur
maigre.
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Passage à une couche plus épaisse en mélangeant la pâte avec de l'Alkyd
flow medium pour diminuer le temps de séchage.
J'utilise les
mêmes pinceaux que la fois précédente sauf que j'en utilise
plus.
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Début + 30 minutes
Ça y est nous sommes au moment crucial de la toile, c'est la
phase inévitable durant laquelle le modèle tire vers lui alors
que le peintre essaye d'aller autre part, c'est le moment ou la
toile devient un "drôle de truc".
Elle perd la spontanéité de la 1ere phase et n'a pas encore de
vie propre, ce qui donne un envie pressant de balancer la toile
par la fenêtre.
A mon avis c'est à ce moment que les peintres 'amateurs' se
découragent et laissent tomber. L'artiste plus aguerri
va , peut être, prendre possession de sa toile , commencer à se
détacher du sujet et lui insuffler une partie de son âme.
Il faut : soit rentrer plus dans le sujet pour
aller vers une peinture réaliste, soit s'en détacher pour se
diriger vers un résultat plus expressionniste.
La toile à besoin d'aide pour passer une frontière , des fois cela
fonctionne, des fois non.
Comme m'a dis un jour un de mes profs ( pas
franchement réputé pour sa diplomatie ni son élégance) alors que
je voulais abandonner une toile : 'Putain , Lionel, laisse pas
tomber comme une gonzesse !!!, accroches toi, bats toi avec ta
toile autrement tu n'y arriveras jamais" .
Je me suis battu et
j'ai sorti un tableau sympa , il avait raison en ce qui concerne
la peinture. Et à chaque fois que j'en suis à cette période de
doutes , je
pense à lui qui m'a fichu le coup de pied aux fesses au bon
moment.
De toutes les façons si cela ne passe pas, nous nous serons au
moins aguerris et nous en tirerons des enseignements que, peut
être, nous utiliserons la prochaine fois.
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J'ai l'impression d'avoir fait un pas important en éclaircissant le fond
de la moitié
supérieure de la pochade.
A voir
.....
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Fini pour aujourd'hui, il faut que je prenne du recul par
rapport à la toile .
Temps total de la seconde séance : 1H30.
J'ai
créé un peu de dynamisme en ajoutant des
graphismes (des traits) dans la moitie inférieure de la pochade
et en utilisant la technique du
sgraffiiti .
Etat du malade : stationnaire en attente de la dernière phase en
espérant qu'elle ne soit pas létale .
Pas terrible, peut mieux faire !!!
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Il y a des zones intéressantes, cliquer sur l'image
de dessus agrandir un détail.
Les erreurs globales de la toile à corriger : les bleus
sont trop 'mous' , augmenter la puissance des rouges.
Je trouve qu'il manque de pêche par l'absence globale de différence de
valeurs.
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Phases 1 et 2
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